Sommeil et rêves : un couple agité

10 Mar 2021

Tout le monde rêve. Toutes les nuits, et même plusieurs fois par nuit, pendant le sommeil lent profond comme pendant le sommeil paradoxal. Certains d’entre nous sont des gros rêveurs (5 rêves par semaine), et d’autres, des petits rêveurs (deux rêves par mois). La vraie différence entre les uns et les autres ? Les premiers se réveillent en moyenne deux fois plus souvent que les seconds ! – d’où, peut-être, une meilleure mémorisation du fait d’une plus grande activité d’une zone particulière du cerveau, le cortex préfrontal.

 

La gestion de nos émotions
Quelle que soit la « qualité » du rêve, bon ou mauvais, il joue un rôle essentiel dans les processus d’apprentissage et le développement de la mémoire. Le rêve sert également à la gestion de nos émotions. Voilà qui pourrait expliquer pourquoi nous nous souvenons beaucoup plus souvent de nos mauvais rêves (82 %) que des bons : ces mauvais rêves nous prépareraient en quelque sorte aux dangers éventuels de la vraie vie, comme un exercice « pour de faux » mais dans un état de sécurité intérieure, protégé par notre sommeil.

 

Attention à l’alcool

Mais autant les mauvais rêves son utiles à notre équilibre psychique, autant les cauchemars pèsent sur notre moral. Car ils nous réveillent en pleine nuit, dans un grand état de stress et avec une tachycardie désagréable. Pire, lorsque ces cauchemars deviennent récurrents (chez 5 à 8% des Français), ils peuvent se transformer en terreurs nocturnes, dans une spirale négative de réveils systématiques provoquant anxiété, voire épisode dépressif qui, à leur tour, vont dégrader la qualité du sommeil.

De telles terreurs nocturnes peuvent être aggravées par la consommation d’alcool, de produits psychotropes ou de certains médicaments (hypnotiques etc.). En tout état de cause, si elles sont liées à un syndrome de stress post traumatique, elles justifient une consultation avec un spécialiste qui proposera des solutions adaptées.